appréhender l’art, nouvelles manières de faire
juin 13, 2011
Au centre de l’attention médiatique en ce moment, Monumenta et son invité Anish Kapoor, ça parle au plus grand nombre. J’y suis allée, mais dans un cadre nouveau pour moi, et qui se développe en ce moment, tous les samedis, une visite dansée est organisée à l’initiative du théâtre Chaillot. L’appréhension de l’œuvre se fait par le corps en conscience et non plus simplement par l’œil il faut dire que la pièce s’y prête, elle nous englobe et nous oblige à multiplier les points de vue pour avoir une vision la plus globale possible (aucun point de vue ne permettant d’embrasser par le regard la globalité de l’œuvre) alors on bouge, on court, on danse, dans l’œuvre et autour, on cherche le contact et on prend de la distance. L’atelier est ponctué d’exercices, nous sommes guidés dans cette visite. Peut-être ces exercices dirigent trop l’appréhension mais ils laissent une certaine liberté. Les autres spectateurs deviennent également spectateurs de notre danse, de notre vision active de l’œuvre, cela peut être gênant mais pourrait les amener à se déplacer avec plus de conscience qu’ils ne le font et peut-être à se détacher du prisme de leur portable/appareil photo avec lequel ils découvrent souvent l’œuvre. Cette découverte donne envie de prendre la liberté de le faire, par soi-même en toute liberté sans influence, peut-être à plusieurs pour se rassurer et pouvoir échanger, réfléchir ensemble.. Pratique à creuser !
redirection vers un autre espace
mars 20, 2011
Pour aller voir ce que je fais “vraiment”, si ça vous intéresse : c’est par là. Espace témoin de mon travail, plus personnel.
inspire, souffle, souffle
janvier 24, 2011
Reprise d’une passion en veille. Y penser, les muscles tendus en attente. Rentrer d’un pas rapide en dansant presque sur cette musique (passer pour une folle au passage). Se changer. Se coiffer, rien ne doit dépasser. Rien ne doit me freiner. Fermer l’appartement. Descendre en prenant l’ascenseur. Commencer à bouger déjà. Mettre ce morceau et les autres qui vont suivre. Ouvrir la porte. Et partir. Trouver son rythme. Ne pas forcer. Se faufiler entre les voitures. Puis courir. Sans y penser. Écouter son corps. Passer les ponts. Croiser des vélos. Doubler une promeneuse et son chien. Passer devant des graffeurs et leur odeur de bombe. Quitter la ville. Découvrir le morceau en entier. Regarder l’eau qui coule. Pas chassés pour changer. Voir les canards décoller. Faire demi tour. Changer de chemin. Passer dans les prairies. Monter. Descendre. Se laisser emporter. Faire attention aux cailloux. Monter des marches. Traverser un pont. Revenir en ville. Accélérer pour passer au vert. Passer au rouge. Se faufiler sur les trottoirs. Retrouver ma rue. Une dernière accélération. Ouvrir la porte. Prendre l’ascenseur. Y croiser une femme. S’arrêter inutilement au 1er parce que cette femme ne connaissait pas l’immeuble. Ouvrir l’appartement. Enlever mes chaussures. Enlever quelques couches. Attendre d’avoir refroidie. Taper ce texte en même temps. Aller prendre une douche. Se sentir bien dans ce corps. L’habiter tout à fait. Et recommencer. Un jour sur trois.. Au minimum. Aller mieux. Courir mieux. Que ça devienne facile. Respirer. Se sentir vivre. Profiter.
sound of noise
janvier 2, 2011
Voilà un film qui décape les oreilles, jouissance du son. Nous sommes inondés de soupe à longueur de temps prenons les choses en main et créons du caviar qui réveillera l’ouïe du vulgaire commun. Écoutez, ce bruit, cette musique et même ce silence, on n’y fait pas attention mais c’est une denrée bien rare que le vrai silence de nos jours, entre toutes ces ondes, ces vrombissement et ce vomi que débite les haut-parleurs qui nous assomment de toute part. Un peu trop de narration et ils ont même réussi à caser un baiser de fin inutile mais ça passe quand même ! on en voudrait plus mais il faut s’avoir s’arrêter pour ne pas aller à l’overdose et pour pouvoir sortir de la salle sans pester trop fort. Petit bijou à voir en ce moment dans les grandes villes.
Régalez vous déjà avec ça :
photo extraite du film & vidéo apparentée sound of noise à voir en ce moment, courez-y !!T.G alias M.B.W … sans commentaire ou plutôt avec … affligée
décembre 23, 2010
Peur, une menace pour l’intégrité du monde de l’Art. Un charlatan avec pignon sur rue. Il a su jouer de ses relations pour se faire passer pour un artiste. Ce qu’il n’est pas. Il fait illusion et ça marche pour lui. Il pourrit le paysage et envoie un mauvais message. Reçu. Menace pour les artistes sincères ou ceux qui aspirent à l’être. Le monde de l’art est-il capable de le mettre sur le côté ? Pour l’instant non… La preuve en est de ses expositions à New York et de ses ventes qui l’enrichissent.. Problème de conscience. Comment peut on accepter qu’un homme de cette espèce soit vu comme artiste et reconnu en tant que tel par une masse suffisante pour lui permettre de se financer alors que des artistes intègres galères pour sortir de l’ombre et pour avoir des financements.
pour en savoir plus aller voir : Faites Le Mur ! (Banksy)
cet article est peut-être diffamant (première ici) mais pour moi c’est une position vis à vis d’un artiste.. pas d’un homme… Il est insultant c’est une certitude mais… je prends le risque..
retour.
décembre 18, 2010
ça glisse.
novembre 30, 2010
Coule, sans érafler ce en quoi il se déverse. Pèse mais n’abîme pas. Reste sans écorcher. Se fait sentir sans douleur. Provoque sans violence. Émeut sans accrocs. Étouffe sans étrangler. Éveille en apaisant. Amuse sans rire. Fort sans menace. Beau en gravité. Grave sans lourdeur. Imprime sans ressasser. Exprime sans s’appesantir.
Critique de Biutiful le dernier film d’Alejandro González Inárritu
révélation pour moi : Hanaa Bouchaib qui joue la fille de Javier Bardem (Uxbal)
jeu de maux
novembre 8, 2010
Si tu dis des femmes qu’elles sont des femmelettes alors tu peux dire que les hommes sont des omelettes.
communauté “d’art” communauté endormie quand même
octobre 25, 2010
Eh oui malgré notre appartenance aux Beaux-Arts nous ne sommes pas à l’abri du sommeil collectif. Nous ne sommes pas à l’écart de l’abrutissement et nous ne sommes pas épargner du ragotage général qui pourrit si vite une ambiance qui s’annonçait bonne. Je ne me mets pas au dessus de cela cependant je tiens à rester éveiller en alerte et en action. Oui l’art est énergie, engagement et réflexion et non nous ne céderons pas tous à la tentation de se reposer sur nos lauriers oui nous sommes entrés dans cette structure qui parait géniale mais à nous d’en connaitre les limites de les explorer et de rester lucides vis à vis de l’école et de nous même.. Petit coup de gueule mais aussi memento pour moi même afin de ne pas me laisser abrutir.
sur ces mots je vous souhaite une bonne journée (photo à venir quand ma pellicule aura séché que j’aurais tiré et scanné va falloir être patient!)
ce temps là est mort, révolu & on y reviendra plus !
octobre 16, 2010
Retour à l’origine, intrusion dans un espace qui n’est plus le notre en compagnie de gens qui sont devenus des inconnus. Un arrière gout de poussière dans la bouche au milieu de mon quotidien passé. Même chose pour lui, mon esprit l’avait bien conservé mais pour une rencontre il faudrait remonter le temps, l’année dernière peut-être mais maintenant c’est trop tard. Alors je reprends ma route et je marche vers le futur.





